Aller directement au contenu

LOFT TERRASSE, TRÈS CONFORTABLE - croix de chavaux

Chambre privée dans : loft. Hôte : Yann
2 voyageurs1 chambre1 lit1 salle de bain partagée
Nettoyage renforcé
Cet hôte s'engage à appliquer le processus de nettoyage renforcé en 5 étapes d'Airbnb.
Yann est un Superhost
Les Superhosts sont des hôtes expérimentés qui bénéficient de très bonnes évaluations et qui s'engagent à offrir d'excellents séjours aux voyageurs.
Le loft est à moins de 10 min de Paris.
Situé à 200m du 20e.
Alors si tu as un faible pour les chambres spacieuses, silencieuses, sans le bruit des klaxonnes dans la rue, plein sud le matin donc : lumineuse.
Rien contre des murs positivement jaunes, une room autour de 20M². Si tu n’es pas allergique aux lofts zen, dans des matières naturelles, un tantinet « bobo », la chambre t’attend. Il faut aussi aimer les terrasses et le vert puisqu’il y a des arbres et un parc en face.

Le logement
- Chambre vaste et confortable.
- Grande terrasse arborée, ensoleillée
- Silencieux
- A 3 minutes du métro (ligne 9)
- Loft de 120 m2
- Je fournis les serviettes de toilette.
- Possibilité de livraison de diner bio sur place (7€la livraison)

Couchages

Chambre 1
1 lit king size

Équipements

Cuisine
Wifi
Ascenseur
Lave-linge
Baignoire
Patio ou balcon
Sèche-cheveux
Réfrigérateur
Espace de travail dédié
Indisponible : Détecteur de monoxyde de carbone

Sélectionnez la date d'arrivée

Ajoutez vos dates de voyage pour voir le prix exact
Arrivée
Ajouter une date
Départ
Ajouter une date

4,83 étoiles sur 5 d'après 18 commentaires

Propreté
Précision
Communication
Emplacement
Arrivée
Qualité-prix

Emplacement

Montreuil, Île-de-France, France

Quartier vivant - Bobo - Très bio/organic.
À 50 mètres de la maison se trouve un grand parc (le parc des Guilands) où vous pourrez vous courir, pique-niquer, vous balader, profiter de la vue sur Paris ou regarder un coucher de soleil.

À 100 mètres du LOFT se trouve le restaurant "LA CAVE" et le très chic restaurant "LA VILLA 9 TROIS". Montreuil offre de très nombreux restaurants à toutes les gammes de prix.

Quelques commerces :
- Les nouveaux robinsons : 49 Rue Raspail - Montreuil -
- Bio C' Bon : 8 Boulevard Chanzy
Montreuil

Proposé par Yann

Membre depuis mai 2015
  • 31 commentaires
  • Identité vérifiée
  • Superhost
Biographie J’ai sorti la tête des cuisses de ma mère dans un taxi et par une chaleur accablante. Ça c’était plus ou moins ma naissance, la suite je n’en sais guère plus. J’ai grandi à Jourdain, dans le 20e arrondissement de Paris, un vrai quartier populaire. À l’époque un village chaleureux, solidaire avec des amitiés, des petits commerçants, avant la prolifération invasive des franchises et leurs logos tapageurs, de la mondialisation, de banques et des grandes enseignes. Enlaidi par les marques. Celles qui rendent tous les quartiers semblables. Ma mère était une vraie blonde. Un canon de beauté à la crinière et la cambrure de Brigitte Bardot… Insouciante, bohème, volatile, oiseau de nuit, mannequin, souriante à faire rougir les anges. Elle renfermait tout une série de femmes, la plupart inaccessibles. Une beauté dangereuse d’inconséquence. Mon père était un type très drôle avec ses potes, un autodidacte qui pouvait vendre absolument n’importe quoi, à n’importe qui, mais un père qu’on n’approche pas, secret, mystérieux, fuyant, joueur de carte. Il fut longtemps directeur commercial chez Akaï, Konica, Pentax, Canon et dans le groupe coréen Samsung avant de devenir patron de sa propre entreprise, il touche alors les étoiles de sa réussite professionnelle et sociale. Il aimait l’argent, les voitures et motos de sport, et ne s’en cachait pas. Ça calmait ses angoisses. Nous serons magnifiquement aux antipodes. Vers mes deux ans, mes parents se séparent pour incompatibilité. Je n’ai aucun souvenir de leur couple, ni le moindre indice de leur affection. Ce n’est pas encore l’ère des selfies. L’amour ne s’exhibe pas encore sur (Hidden by Airbnb) . Une nuit d’hiver, j’ai deux ans et demi. Ma mère, 25 ans, une gamine, fait un sacrifice de taille et prend une décision cataclysmique qui bouleversera ma vie entière. Elle me conduit chez Mémé, me pose sur la table de sa salle à manger, brutalement. Je ne me souviens plus si elle m’embrassa avant de partir à tout jamais. Le peu de fibre maternelle qu’elle possédait venait de s’évaporer. Elle avait sans doute d’autres besoins que de s’occuper de moi, ou que nous restions juste ensemble. Vivre le bonheur, sa jeunesse, la liberté, et surtout rejoindre son amant du moment était sans doute plus excitant que de changer des couches, préparer le petit déjeuner-déjeuner-dîner d’un bébé, sans parler de l’élaboration des purées bio ultra fraiches, d’ouvrir des petits pots, de préparer des biberons, de le laver, l’habiller, l’éveiller au monde, le coucher à heure fixe, regarder qui est cet être, le rassurer au minimum. En bref, l’accueillir. Je ne demandais pas une mère avec un QI de 200, ni une mère idéale, je n’étais pas si exigeant. Elle était ma mère, j’aurais pu m’en débrouiller et faire avec. À cet âge, on accepte tout. Elle, elle était au top de sa beauté - ça n’allait pas durer. Sa vie était rock’n roll, elle la brûlait, elle voulait en profiter. Cette première rupture avec une femme, ce râteau cardinal, créa une immense carence intérieure. Je n’étais plus qu’avec moi-même. L’image que je me faisais de ma mère oscillait entre celle d’une fille déboussolée, sans doute victime, et celle d’une salope. Je fis un travail continu chez un psy pour ne pas la juger, pour accepter ce qu’elle m’avait fait, pour atténuer ma colère… Ce qui me coûta une petite fortune. Il fut difficile de la remercier pour l’homme que je devenais grâce à elle, de parcourir le chemin de la gratitude après cette brulante expérience. Je rêvais son geste révocable, mais elle fit tout pour me désillusionner : il n’y aurait pas de tentative de rachat de sa part. Chaque soir, j’espérais en secret retrouver cette mère par tous les moyens. J’étais impuissant, disqualifié. Je pouvais continuer de rêver… Quand je pensais à son départ, j’avais les jambes sifflées et j’étais en colère contre elle; je ne lui pardonnais pas d’avoir abandonné, laissé sur le carreau l’enfant que j’étais. Je me revoyais là, comme un imbécile, impuissant dans ma couche sans doute pleine de merde par l’angoisse. Plus de quarante ans après, je la vois encore de dos, partir vers d’autres horizons. Mes deux grands-mères prendront le relais, me sauveront et m’aimeront comme quatre, comme de vraies mères. Je serais inondé d’amour inconditionnel, de tendresse solide, de féminité, de culture, de livres, de jeux inventés, d’histoires éclairant mes nuits, de ciels étoilés et lumineux pour barrer la route de la tristesse, de gâteaux de riz, de crêpes… L’empreinte de caresses indélébiles. Dans ce cadre, il y a aussi des hommes, des personnages charismatiques à la Claude Sautet. D’abord, un arrière grand-père musicien émérite et caractériel, organiste, génial, puis deux grands-pères, un aviateur aventurier et infidèle, qui a vécu des combats dans le ciel, la guerre, l’ouverture des camps de concentration, un autre à la main lourde qui lance la thanatopraxie en France. École privée chez les soeurs. Mon enfance est chaotique, teintée d’une pesante et fantastique solitude. La réalité d’un grand vide. Je dois me plier à ce monde fermé pour lui appartenir, ressembler à ce qui se fait de rationnel, ce qui se pratique, endosser des postures, faire semblant, observer et me taire… A l’intérieur, ça boue, le monde explose dès que je le touche de mon être, par ses sons, ses images, l’attitude des gens, le volume d’une voix, un mot, une réaction de quelqu’un, un parfum. Il semble que j’ai une sensibilité exacerbée, à fleur de peau. Mon énergie est volcanique et j’apprends plus vite que la moyenne, tout en m’ennuyant très sérieusement à l’école. Je suis le mouton marqué, à l’écart du troupeau, on me regarde de travers. Mon but, ne pas faire chier le monde, me faire très discret. Je me mets progressivement dans l’ombre. Mémé se décide et m’emmène chez un pédopsychiatre. Je suis étiqueté hypersensible - et plus tard surefficient. Il y a donc une raison pour laquelle je suis bizarre, anti-rationnel. Il y a un mot. Je mis des années à comprendre le sens de ce diagnostic. J’employais toutes mes forces pour être comme les autres, un peu comme un pied bot qui essaie de marcher droit, ou une gueule cassée qui essaie de jouer les jeunes premiers. Pour palier ce décalage je dessine et m’évade dans la lecture, qui résonnent comme une liberté. À 12 ans, voulant me faire des copains sur une plage de St Raphael, je grimpe à la cime d’un arbre. C’est un petit matin, je dégringole, je ne sais plus pourquoi. Ma cuisse fait la malencontreuse rencontre d’une poutre dressée là, dans le sable sans raison apparente. La mort me frôle littéralement… Cet accident, qui a failli me coûter ma jambe gauche, marque le passage à ma vie d’adulte, comme une mise au monde. Une nuit, cloué dans mon lit d’hôpital devant Le Cinéma de minuit, un incident plus grand que tout cet ennui, une révélation : la diffusion des 400 coups de François Truffaut, qui pulvérise mon angoisse. Ce film est fatal et déclenche ma cinéphilie. Je ne soupçonnais absolument pas l’existence de ce cinéma « vrai ». Évidemment, je m’identifie au personnage de Doinel, à des fragements de vie intime. Le 7e art devient mon unique centre d’intérêt, les cinémas du quartier Latin mon foyer. Vers 13 ans, pour financer les séances quotidiennes, je décide de créer un journal que je fabrique dans ma chambre avec deux amis, histoire de parler cinéma, de prolonger ce regard. Grâce aux succès des ventes dans les rues de Paris, je m’émancipe. Ma vie s’organise autour des films à voir. En quête d’interviews, culotté, je frappe à la porte de chez Bruno Cremer un beau dimanche, sonne à celle de Michel Blanc, atterris dans le salon de Gainsbourg. Son hôtel particulier est comme un musée. Cette présence reste hors définition, vertigineuse, guidante et intime. Cette rencontre dure de (Phone number hidden by Airbnb) à 91. Le dandy Gainsbarre est intarissable sur le cinéma, c’est lui qui me pousse à aller découvrir les films de Billy Wilder. C’est le coup de foudre absolu pour ces comédies drôles, acides et brillantes. Une équipe de CANAL + me remarque en train de vendre mon canard dans les rues de Paris. On me trouve de la gouaille et je me retrouve par un joli hasard, encore un, embrigadé pour présenter une toute nouvelle émission : Canaille +. Ça tombe bien, je veux fuir. J’ai à peine 14 ans et je ne veux dépendre de personne, même financièrement, je veux juste sauver ma peau. C’est en plein mois de Juillet, seul sur une de ces banales route de campagne, la capuche de mon sweet-shirt sur les oreilles, que je questionne l’univers sur le chemin à prendre. Une réponse arrive : écrire des films pour le cinéma. C’est clair comme de l’eau de roche. Cet été-là, je m’enferme et écris maladroitement mon premier scénario que je réalise dans la foulée, du haut de mes 14 ans. Premier court-métrage auto-produit : T'aime du mot : je t'aime !. Le tournage tourne évidement au fiasco, à 14 ans, face à moi, des techniciens de 20 ans, étudiants d'écoles de cinéma, mais le cinéaste en herbe se forge, et ne se démonte pas. À 16 ans, le maigre pécule gagné sur des films publicitaires et l’émission de CANAL + est débloqué. Je tourne en rond et décide de fuguer en Corse. Je traverse la France en stop et débarque à Calvi, où je déniche un job de serveur dans un bar de légionnaires. J’écoute des accents et des récits. C’est là que je vis ma première passion amoureuse. À mon retour, deux mois après, je suis convaincu que ma vie sera le cinéma, et rien d'autre ! Mais le cinéma, ça ne plaît pas à mon père. Il s’y oppose catégoriquement - ça durera toute sa vie. Une porte claque, je pars en direction inverse de ce qu’il souhaitait pour moi - son autorité n’eut jamais d’emprise. Me voilà totalement livré à moi-même, avec vingt centimes en poche, une brosse à dents, quelques livres qui m'accompagnent comme toujours : l’inconnu comme une page blanche et l’occasion rêvée de vivre ma passion. Je ne changerai jamais d’axe. Deux années passent dans une minuscule chambre de bonne monacale du 17e. Je mange trois films par jour, des livres de cinéma, Balzac, continue d’écrire des scénarios et survis en prenant des photos de manifs que j’arrive à vendre par les plus grand des hasards à Libération, ou au Figaro, ou encore des photos paparazzi de célébrités débridées dans les boites de nuit. A 18 ans, on me donne ma chance, je décroche un poste de 3e assistant à la mise-en-scène sur Tatie Danielle, d’Etienne Chatilliez. Je fais mes premières armes. Je suis sur un nuage, avec la fierté et le sérieux d’un cerbère, je m’acquitte de ma mission : gérer les figurants. Je me sens comme un poisson dans l’eau. Tout s’aligne. Grâce aux étrennes de Tatie, je peux écrire un nouveau court-métrage, complètement dédié à Fanny Ardant, à son éloquence fougueuse, son timbre de voix. Je m’enlise et demande de l'aide à Jean Gruault (scénariste d’Alain Resnais, François Truffaut etc), mais finalement ma bonne étoile me guide vers Bernard Revon, autre scénariste et grand complice de Truffaut, mais aussi de Claude Sautet et réalisateur des Turlupins, auteur de Baisers volés, de Domicile conjugal, entre autres. Entre le vieil homme et le jeune garçon ça matche aussitôt, je suis adopté. Je deviens son élève. Il devient mon école de cinéma. Sept années d'écriture à la table et d'apprentissage au scénario. Bernard Revon écrit comme un trapéziste, sans méthode, il bâtit ses scénarios instinctivement. Il privilégie l’humain, le vécu et la vie par dessus les dogmes du scénario. L’intensité du récit et la surprise avant tout. Je collabore grâce à lui avec Roger Vadim et rencontre Claude Sautet. Le généreux Serge Rousseau, fondateur d’Artmedia, et découvreur d’Isabelle Adjani, Depardieu, et Miou-Miou, trouve mon enthousiasme « hors du commun », ça me donne la niaque. Il me donne aussi quelques coups de pouce. Je me partage entre le métier de scénariste et le poste d’assistant réalisateur, dans lequel je développe mes capacités d’adaptation, d’organisation, d’anticipation, de gestion de grosses équipes de tournage : une force de travail. Solitaire, bien avec moi-même et avec un bon instinct pour dénicher des décors, on m’envoie un peu partout chercher des lieux - l’occasion de partir et de voyager. Je me retrouve au fin fond des pays de l'Est, fais un périple en Ukraine, Russie, Roumanie et Tchéquie pour préparer et trouver tous les décors de Balzac pour Josée Dayan (avec Depardieu, Ardant, Jeanne Moreau). C’est une hécatombe de premiers assistants. Je finis par céder et accepte le poste de premier « As » (1er assistant réal). Malgré le despotisme légendaire de la réalisatrice et ses terribles coups de gueule, j’arrive à tenir jusqu'au bout, sans la juger, sans la déprécier, en « l’aimant telle qu’elle est ». Fasciné par les thrillers, les films noirs et m’éprenant pour l’humanité déchue, j’étudie la criminologie pendant deux années - quelques cas de serial killer made in France en UMD - je voulais savoir comment on devient un criminel … Je rencontre Alain Berberian, le réalisateur des Nuls, sur une pub pour un yaourt, qui me propose d’écrire pour lui. Je ponds alors Résurrection - un sérial killer qui reconstitue le corps du christ avec les douze apôtres. Mais le film est finalement tourné aux USA, par Russell Mulcahy avec Christophe Lambert - film qui fera tout de même (Phone number hidden by Airbnb) entrées (monde), un score plus qu’honorable aujourd’hui vu l’état du cinéma en salle (lien : (Website hidden by Airbnb) ). Je crée ma première société de production “I Love You Production”, et tourne dans un cirque, et dans la boue, Ouvre C'est Papa !, un court-métrage en écho plus ou moins direct et conscient à ma relation avec mon père. Une chaine l’achète, Unifrance le distribue. Le court-métrage décroche quelques prix dans des Festivals - prix affligeants : bouteilles de liqueurs, tickets restaurant, pellicules, argent liquide, jumelles et autres récompenses sur le modèle du panier garni - et obtient la prime à la qualité du CNC. Dernière expérience avec une caméra 16mm et des bobines argentiques. Parallèlement, je ne dis pas non à des maîtres, continue l’assistanat, entre autres pour le réalisateur André Techiné sur Les Egarés, avec Emmanuelle Béart, le troisième film de Gaspard Ulliel. Dominique Besnehard me pousse à écrire sur ma mère, volage, arnaqueuse et compagne de bandits. J’écris une comédie pour le cinéma : Motherfucker. Je rencontre quelques icônes pour le rôle (Claudia Cardinal, Catherine Deneuve, Sharon Stone), mais je n’arrive pas à convaincre les producteurs avec ce premier long-métrage très ambitieux. J’ai un demi-frère - que je considère comme un frère total - Arnaud, le fils de mon père. Il perd la vie dans un accident de la route, à 23 ans. Je stoppe les rendez-vous avec les producteurs, garde mon énergie pour le repli du deuil mais je me saoule de travail. J’accepte une deuxième commande de scénario pour Hollywood via Christophe Lambert. Je pars à Rome avec un co-auteur, écrire et travailler avec le célèbre juge anti-mafia, Ferdinando Imposimato, très proche de Falcone, pour des cours accélérés sur la mafia, sur le Vatican et l’Opus Dei. Je lis et étudie plus de (Phone number hidden by Airbnb) pages sur le sujet. C’est la naissance de La 5e Saison : un thriller au Saint-Siège. Je passe pas mal de temps avec Ferdinando, dans sa voiture ultra blindée, flanqué de son escorte de cinq gardes du corps hyper armés. Puis je dirige l’écriture d’une série pour la chaine 13ème Rue, Petits Tracas des Morts, une comédie noire et surnaturelle autour d’une jeune médecin légiste qui côtoie des patients entre deux mondes. Entre temps, j’écris, réalise, coache, produis, mets en scène, travaille comme un bucheron sur des spots publicitaires et des séries digitales. Elles m’estourbillent, je les enchaîne jusqu’à satiété, surtout pour oublier le deuil de mon frère. Immersion aliénante dans le monde de l’entreprise où je suis payé pour secouer et distraire des cadres-cravatés et des patrons du CAC 40. L’enjeu : les rendre à l’aise face à la caméra, que leur image distille des messages hyper cool, positifs, accessibles, de confiance, de grande franchise, de communion. Tout ça pour des dizaines de comptes comme Danone, Groupama, La Poste, BNP, Novotel, Contrex, Aéroport de Lyon, ou encore La Redoute, ou les soutifs Wonderbra. Toujours en parallèle, j’écris une trentaine de documentaires, en réalise et produis une dizaine pour la télé, notamment Le Bunker de la mort, sur la médecine légale, pour France 5, ou encore Roller Girls, une série de 6x52 minutes pour Canal + et Planète + A&E. Roller Girls, c’est le résultat d’un an de tournage à Toulouse en immersion dans le monde du Roller Derby, un sport essentiellement féminin, rude symbole du « do it yourself » (vieux comme la crise de 29), sport revenu sur le devant de la scène en crevant l’écran dans Bliss avec Ellen Pages. Après, ces années de maturation, de tournages, de grosses cadences, sans pause, je pars me reconnecter à moi-même, faire un point sur ce que j’ai fui. Je multiplie les voyages, je prends le large et migre à Los Angeles, dans le silence des déserts. Je vis dans des Airbnb, sans attache, pendant deux années. Je fais le chemin de Compostelle. Puis, toujours séparé de bien des réponses, loin de moi-même, je m’échappe en Inde, découvre la culture et la méditation, me questionne au passage sur mon cinéma. Je me défais de mes étiquettes de réalisateur, de scénariste, de producteur, et des carcans qui vont avec. Je reprends l’écriture de scénario - des comédies. Une autre activité s’impose progressivement, découle de mes expériences et vient les compléter : la photo. J’ai commencé par tirer le portrait de mes camarades de classe - surtout filles - dès mes 14 ans. La photo est en lien avec le cinéma, elle fait partie de ma vie depuis toujours, comme une baignade ininterrompue dans le courant d’une rivière. J’ai cadré tous mes films (documentaires, pub ou court-métrage)… Un plaisir que je me suis octroyé même si c’était parfois mal vu, ou si le chef-opérateur me regardait de travers. Pour la série Roller Girls, j’ai suivi les filles rollers aux pieds et caméra à la main, durant quatorze mois. J’aime ce que raconte un « cadre » et la grammaire des optiques. Le sens et l’écueil d’une image. Notre image est comme un cercle vicieux, un pré-carré limitant lorsqu’on cherche à la maîtriser. Il faut accepter qu’elle soit multiple, faite de toutes les facettes qui composent un individu. Mes années de casting m’ont appris que les acteurs sont toujours plus complets, aimables et fascinants dans la vie qu’à travers leur bookphoto. Alors un jour je cherche à me confronter au portrait de comédiens, pour comprendre ce qui ne me satisfait pas dans les autres démarches. Lors d’un retour à Paris, je photographie une amie comédienne. Ces photos font mouchent, provoquent, font tilt; des agences, des acteurs me contactent pour des headshots. Je me laisse guider par l’humain et mes années de direction d’acteurs, cherchant à « aider » l'autre comme je le sens, comme je le vois dans sa proposition, une démarche peu évidente, subjective. Sortir de l’objet, de l’image, de l’imposture de la pose, le vivre comme une expérience du vrai, du vivant. Rendre le sujet, enfin, à « lui-même ». Appareil à la main, je guette le naturel, la surprise, prêt à recevoir ce qui se passe dans un regard. L’énergie d’une photo m’interpelle, je cherche à faire émerger dans l’image toute la positivité et la force d’un artiste. 11 septembre (Phone number hidden by Airbnb) : naissance de ma fille Satine. Je me lance dans l’écriture de Satine, un livre sur les neufs mois post-naissance. Je continue d’écrire des scénarios pour moi ou développer, ressemeler, réparer, des longs-métrages parfois asthmatiques pour des productions cinéma - tout en poursuivant les séances headshots. Mes thèmes de prédilections : la comédie - l’abandon - la quête de soi - le changement de vie - la spiritualité - le rapport à l’amour et aux femmes - ceux qui échappent au monde.
Biographie J’ai sorti la tête des cuisses de ma mère dans un taxi et par une chaleur accablante. Ça c’était plus ou moins ma naissance, la suite je n’en sais guère plus. J’ai grand…
Pendant votre séjour
Merci de me tenir au courant de vos informations de check-in et check-out.
Veuillez vous comporter comme vous seriez à votre place.
Veuillez me faire savoir si vous avez des besoins, des problèmes ou des questions.
Profitez de votre séjour!
Yann est Superhost
Les Superhosts sont des hôtes qui bénéficient de très bonnes évaluations et s'engagent à offrir d'excellents séjours aux voyageurs.
  • Langues: English, Français
  • Taux de réponse: 100%
  • Délai de réponse: Moins d'une heure
Pour protéger votre paiement, ne transférez jamais d'argent et ne communiquez pas en dehors du site ou de l'application Airbnb.

À savoir

Règlement intérieur
Arrivée : Après 17:00
Départ : 10:00
Ne convient pas aux enfants ni aux bébés
Non fumeur
Pas d'animaux
Pas de fête ni de soirée
Santé et sécurité
S'engage à appliquer le processus de nettoyage renforcé d'Airbnb. En voir plus
Les consignes d'Airbnb en matière de distanciation physique et d'autres consignes liées au COVID-19 s'appliquent.
Aucune indication de la présence d'un détecteur de monoxyde de carbone En voir plus
Détecteur de fumée
Caution - en cas de dommages matériels dans le logement, vous pouvez avoir à payer jusqu'à 700€
Conditions d'annulation

Découvrez d'autres possibilités d'hébergement à Montreuil et dans ses environs

Plus d'hébergements à Montreuil :